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Arrêtez de grimper aux arbres : l'art de vérifier la direction en coaching

Dans la frénésie du quotidien professionnel, il est facile de se retrouver à "grimper aux arbres" avec une efficacité redoutable, tout en oubliant de vérifier si l'on est dans la bonne forêt.

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Arrêtez de grimper aux arbres : l'art de vérifier la direction en coaching

Arrêtez de grimper aux arbres : l'art de vérifier la direction en coaching

Dans la frénésie du quotidien professionnel, il est facile de se retrouver à "grimper aux arbres" avec une efficacité redoutable, tout en oubliant de vérifier si l'on est dans la bonne forêt. Cette métaphore illustre un piège courant en leadership : l'hyper-concentration sur l'exécution au détriment de la pertinence de la direction.

En coaching, accompagner un leader ou une équipe qui "fait des progrès" dans la mauvaise direction est un enjeu fondamental. Cela ne remet pas en cause leur diligence, mais interroge la clarté de leur cap. Cet article explore comment, en tant que coach, vous pouvez aider vos clients à lever régulièrement le nez du guidon pour s'assurer que leurs efforts prodigieux sont investis au bon endroit.

Le piège de l'efficacité sans direction

L'histoire du "mauvais jungle" est une allégorie puissante de la vie organisationnelle. Une équipe, focalisée sur l'abattage d'arbres, progresse rapidement. Elle optimise ses haches, améliore ses techniques, bat des records de productivité. Lorsqu'une voix s'élève pour questionner la direction globale, la réponse instinctive est souvent de la faire taire au nom du "progrès" tangible. Le mouvement et l'action créent une illusion de progression qui peut masquer un décalage fondamental avec l'objectif réel.

Dans le contexte du coaching professionnel, ce phénomène se manifeste lorsque le coaché est englué dans l'opérationnel. Il peut s'agir d'un manager noyé sous les rapports à produire, d'un entrepreneur obsédé par la croissance à tout prix, ou d'une équipe qui mesure son succès à l'aune de son activité, et non de ses résultats stratégiques. Le rôle du coach n'est pas de juger l'efficacité du grimpage, mais de créer un espace de réflexion sécurisé pour questionner la forêt elle-même. Il s'agit de passer du "comment faire mieux" au "pourquoi le faire ici et maintenant".

Cette distinction est cruciale. Un coach travaille souvent avec des personnes compétentes et travailleuses. Le défi n'est pas leur éthique professionnelle, mais la possible dissonance entre leurs actions acharnées et la vision ou la stratégie qu'elles sont censées servir. Sans ces moments de recul, l'énergie se disperse, la fatigue s'installe et la démotivation guette, malgré des indicateurs d'activité au vert.

Comment intégrer la "vérification de jungle" dans votre pratique ?

La première étape pour un coach est d'introduire délibérément des rituels de "levée de tête". Il ne s'agit pas de remettre en cause le travail en cours à chaque session, mais d'institutionnaliser des moments dédiés à l'examen du cap. Vous pouvez, par exemple, consacrer les dix premières minutes d'une session régulière à une question simple mais profonde : "En regardant l'ensemble de ton paysage actuel, est-ce que tes efforts les plus importants sont toujours alignés sur ton objectif principal ?". Cette question, posée régulièrement, normalise la réflexion stratégique et la détache de toute connotation de critique.

Ensuite, développez l'art du questionnement qui sépare l'action de l'intention. Posez des questions comme : "Si tu atteignais parfaitement tous tes objectifs opérationnels du trimestre, quel impact réel cela aurait-il sur ta vision à un an ?" ou "Quel est le critère ultime qui te dirait que tu as 'réussi' dans cette initiative ?". Ces questions forcent à articuler le lien entre les tâches quotidiennes et les résultats désirés à plus long terme. Elles aident le coaché à construire son propre système de boussole interne, au-delà des simples listes de choses à faire.

Enfin, aidez votre client à créer des signaux d'alerte simples. Ensemble, identifiez 2 ou 3 indicateurs qui, s'ils apparaissent, suggèrent un possible décalage entre la direction et l'action. Cela peut être un sentiment persistant de "tourner en rond", des retours récurrents des parties prenantes qui questionnent la valeur d'un projet, ou une fatigue disproportionnée par rapport aux résultats obtenus. En nommant ces signaux à l'avance, le coaché développe sa propre capacité d'auto-observation et d'ajustement proactif, réduisant sa dépendance à la voix extérieure qui crie "mauvais jungle !".

Takeaway

À retenir :

  • ✅ L'efficacité opérationnelle n'est pas une garantie de pertinence stratégique. Le progrès dans une mauvaise direction est une forme coûteuse d'échec.
  • ✅ Le rôle clé du coach est de créer un espace sécurisé et ritualisé pour questionner l'alignement entre les actions et la vision, sans juger l'effort fourni.
  • 🎯 Action concrète : Lors de votre prochaine session, introduisez la "question de la jungle". Demandez simplement : "Sur une échelle de 1 à 10, dans quelle mesure tes principales activités de cette semaine étaient-elles alignées sur ton objectif le plus important ?". Explorez l'écart.

Conclusion

Le plus grand risque pour un leader ou une équipe performante n'est pas la lenteur, mais l'égarement. En intégrant des pratiques simples de "vérification de direction" dans votre accompagnement, vous offrez bien plus qu'un outil de gestion : vous cultivez une discipline de leadership éclairé. Vous aidez vos clients à transformer l'énergie qu'ils dépensent à grimper aux arbres en puissance pour conquérir la bonne jungle, et à y tracer leur propre chemin.

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